En 2016, la magie se rua à l'assaut du monde, gigantesque tsunami touchant indistinctement tout à chacun, modifiant à jamais un univers qui l'avait relayé au domaine de la fiction. Du jour au lendemain, sans prévenir, des personnes révélèrent des capacités inouïes – les fanatiques de comics se mirent à parler de mutants à la X-Men, les scientifiques d'une potentielle évolution de l'humanité. De nouveaux animaux furent découverts, mutations d'êtres déjà existants, résurgences de créatures qu'on pensait n'exister que dans les légendes. Mais le changement apporta la crainte. Des refuges furent créés pour rassembler ces nouveaux individus. L'un d'eux se nommait Concordia. La suite

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Sam 3 Nov - 19:02

HISA MORI
  • 27 ans
  • Japon
  • Criminelle
  • Citoyens
  • Bas-fonds
  • Makoto Nijima (Persona 5)

Il est important pour comprendre Hisa de savoir que sa vie n’est qu’un passage d’une identité à l’autre. Pas de trouble mental ici, mais juste une précaution comme celle que pourrait prendre un espion.  Ce schisme dans sa vie l’a notamment isolée, l’empêchant de connaitre de véritables romances – sa méfiance est telle qu’encore aujourd’hui elle n’accepte pas les coups d’un soir, préférant les prostituées.
Dans son mode boss, Hisa arbore un maquillage complet (sauf lors de missions d’infiltration) et une tenue de combat agrémentée de pics sur les épaules. Elle fait également une tresse dans ses cheveux qui restent toujours assez courts. Son autre mode va être beaucoup plus relâché voire même négligé, avec une tenue qui se résume à un jean et à un t-shirt trop grand dans les meilleurs jours, des cheveux décoiffés et un maquillage nude ou inexistant.

Tout comme ses deux identités, Hisa a deux caractères bien différents. Le premier, celui qu’on pourrait appeler son « mode boss » et celui qu’elle adopte au sein de son gang pour se démarquer et assurer sa survie, dans un monde criminel qui est rarement clément. Elle devient donc  professionnelle et froide, dédiée uniquement à la Ruche et plus particulièrement son boss, Inge Honung. Elle repousse ainsi toutes tentatives de sympathie pour se concentrer uniquement sur sa mission. Cependant, elle ne fait qu’enfouir ses émotions et si celles-ci ne sont pas visibles, elles sont néanmoins ressenties.
Son deuxième mode est « décontractée », c’est celui qu’elle adopte lorsqu’elle ne vaque pas à ses occupations de criminelle (ce qui représente peu de temps au final). Ironiquement, c’est là qu’Hisa est la plus vivante, démontrant toute une palette d’émotions qui décrocheraient la mâchoire de n’importe qui… si elle avait des amis. La jeune femme est en effet très solitaire, s’étant isolée dans les bas-fonds pour assurer sa sécurité (vis-à-vis de la justice) et n’ayant clairement pas le temps pour des interactions sociales.
Si Hisa éprouve une certaine haine envers la technologie, elle n'éprouve cependant pas de dégoût vis-à-vis de celle-ci, étant capable d'utiliser des éléments technologiques si nécessaire. Elle est en revanche contre l'omniprésence de celle-ci et l'absence de limites de ses utilisateurs.

Particularités
Caractère
Depuis maintenant quinze ans, Hisa a été une épine dans le pied de toutes les différentes formes d’administration qu’elle a croisé. Son pouvoir est en effet celui  d’invisibilité numérique, autrement dit, exit les photos de classe, celles pour le passeport et surtout les images des caméras de sécurité. Si il est impossible pour elle d’apparaitre sur une bande numérique, ce n’est cependant pas le cas de l’argentique ou d’un simple miroir qui peuvent eux la capturer et la réfléchir respectivement. Malheureusement pour elle, c’est également le cas des androïdes qui peuvent la discerner sans problème (mais ne peuvent pas enregistrer des images d’elle).
Capacités
Une jeune fille innocente, peut-être un peu trop effacée, peut-être un peu trop sage. Voilà ce que l'on disait d'elle partout où elle allait dans son enfance. Comme si ses yeux ne voyaient pas ou que sa peau ne ressentait rien. Hisa était en réalité une petite fille frustrée par le monde toujours aussi froid et poli qui l'entourait, ne pouvant extérioriser sa colère que sur les barreaux en bois de son lit - ses jointures écorchées étant la seule chose qui la faisait sortir du lot. Jusqu'à ses douze ans, la vie lui semblait floue et parfois même incompréhensible. Véritable pot de fleur, elle était incapable de se faire des amis et avait même abandonné tout idée de socialisation.
Puis vint la vague d'énergie.

Hisa ne réalisa pas tout de suite qu'elle avait également été touchée et mis même plusieurs mois à découvrir que quelque chose avait changé en elle. Ce jour là, elle effectuait simplement quelques courses dans une épicerie lorsque son regard fût happé par l'écran près de la caisse. C'était simplement une façon pour le commerçant de dire "Gare à vous, vous êtes filmés.", seulement, ce dont il ne se doutait pas, c'est que la personne en face de lui ne pourrait plus jamais l'être. Et celle-ci venait juste de s'en rendre compte, traversée par un mélange de stupéfaction et d'allégresse. Elle était libre.

Et cette joie ne tarda pas à se transformer en ivresse, poussant lentement mais sûrement Hisa sur la pente de la criminalité. Tout commença avec une simple idée, se débarrasser de ses mille regards qui la fixait sans la voir : les caméras de sécurité de son collège. Alors, un soir, la jeune fille décida de se cacher dans l'établissement en profitant d'un placard rarement fermé et surtout peu utilisé. Prévisiblement, son plan fonctionna et ce fût seule dans les couloirs sombres de son école, une pierre (jusque là cachée dans son sac de cours) assez imposante en main qu'Hisa commença son carnage. Avec une froideur méthodique, elle grimpait sur les casiers et abattait les caméras une par une, éprouvant une satisfaction non négligeable en entendant les optiques se briser. Il lui fallut une heure pour détruire toutes les caméras dans le couloir principal et c'est haletante et un rictus presque dément sur ses lèvres qu'elle poussa la porte battante menant au hall principal.

... pour manquer de se retrouver nez-à-nez avec un garde.

Le temps sembla s'arrêter. Il était encore de dos. Il venait juste de commencer à se tourner. Elle devait agir. Tout de suite.

D'un bond, Hisa se jeta derrière les casiers se trouvant entre elle et l'homme qui se retourna au moment exact où elle venait de disparaitre. Se rapprochant des portes battantes, celui-ci les poussa en posant son autre main sur son arme de service. La porte contre son épaule, il alluma sa lampe-torche. Le carnage qui se dévoila sous le faible halo de la lampe lui arracha un hoquet de surprise.

Pour la jeune fille se fût un signal disant clairement qu'il fallait s'en aller. Elle prit ses jambes à son cou, courant droit en direction de sa maison sans jamais s'arrêter. Par chance, elle ne croisa pas de policiers et les rares badauds encore présents dans les rues la regardèrent passer avec indifférence. Elle ne s'arrêta que lorsqu'elle fût devant chez elle, pour reprendre son souffle. Un coup d’œil rapide aux environs la conforta dans l'idée qu'elle n'avait pas été suivie. La boule au ventre qui l'accompagnait depuis sa rencontre avec le garde, elle, n'était pas partie. Cette peur sourde s'apaisa avec le temps et devint prudence. Si elle ne s'était pas faite attraper cette fois-ci, rien ne garantissait qu'elle aurait autant de chance la prochaine fois.

Au fil des années, ses actions anti-technologie s'intensifièrent et prirent de l'ampleur. Afin d'éviter que la police puisse faire ne serait-ce que l'ombre d'un lien entre ces actes de destruction et elle, Hisa commença à fabriquer de toute pièce une identité complètement différente. Elle fût ainsi connue par d'autres vandales et membres de la pègre comme une figure toute de noire vêtue, à l'air sérieux en permanence et capable de rentrer dans des lieux hautement surveillés sans jamais se faire prendre.

C'est aussi pendant cette période là qu'elle connut ses premières relations d'un soir. Lasse de ne jamais pouvoir s'attacher à qui que ce soit et désireuse de parcourir des chemins plus aventureux, celle qui était maintenant devenue une jeune femme pris rendez-vous avec des prostitués, d'abord hommes puis femmes, avant de se rendre compte qu'elle n'avait aucune préférence. Ces visites à des hôtels "particuliers" devinrent une tranche régulière de la vie de Hisa l'universitaire, qui consacra par ailleurs de moins en moins de temps à ses études, au profit des raids nocturnes qu'elle effectuait.

Son peu d'attention à ses études fût relevé par ses parents qui commencèrent dans un premier temps par menacer de la renier si elle continuait ainsi. La famille dans laquelle elle était née était traditionaliste et accepter des études à l'université avait déjà été un "gros effort" de leur part. Autant dire qu'Hisa éprouvait peu de sympathie à leur égard et que ses sorties nocturnes n'étaient pas la seule raison pour laquelle ses jointures étaient caleuses - comme pouvait en attester les murs de sa chambre. Mais ce qui poussa à bout ses parent furent ses multiples escapades qui les persuadèrent que leur fille se prostituait. Peu désireux de l'écouter sur le sujet, ils décidèrent de la mettre à la porte, ne lui donnant qu'un peu d'argent pour se débrouiller. Ainsi Hisa fût à la rue pour ses vingt ans.

Elle parvint à survivre pendant les premiers mois, usant de ses contacts pour squatter des appartements et effectuer des petits jobs plus ou moins légaux. Elle finit par trouver une mine d'or en intégrant un groupe de criminelles venant d'Harujaku, spécialisées dans le braquage de commerces. Les quatre filles cherchaient un expert en technologie pour effacer leurs traces ou plutôt faire en sorte d'être invisibles - Hisa fût jugée comme une alternative satisfaisante et ensemble, elles eurent un succès non négligeable. L'affaire s'arrêta bien des années après, lorsque à la suite d'un casse particulièrement risqué qui avait mis une pression assez intense sur le groupe, les filles décidèrent d'un commun accord de se rendre à la police - elles s'étaient suffisamment amusées. L'identité d'Hisa n'ayant jamais été révélée, elle se sépara du groupe après des adieux excentriques et décida d'essayer de mener sa vie dans un autre pays, ne serait-ce que pour s'éloigner de la police locale. Des échos d'une ville indépendante où la magie était tolérée lui parvinrent et intéressée, pris un billet d'avion pour une Concordia fraîchement ouverte.

Être acceptée dans la ville fût bien plus aisé que ce à quoi elle s'attendait, la procédure ne relevant pas son anglais approximatif, son passeport légal avec des informations elles aussi approximatives et la balance de son compte bancaire résolument à zéro. L'état de ses finances la mena à choisir un appartement dans les bas-fonds, au loyer aussi faible que le nombre d'extincteurs dans le bâtiment.

Ce n'est qu'une fois installée qu'Hisa se posa une question essentielle : que faire maintenant?

Dans un premier temps, elle tenta de reprendre une vie normale en prenant des emplois basiques mais honnêtes, appréciant même certains d'entre eux. Seulement, sa haine pour les abus technologiques restait elle intacte. Et c'est à sa troisième caméra brisée que l'idée de retrouver ses pairs lui vint à l'esprit.
Hisa chercha donc d'autres individus susceptibles de partager ses idées. Des bribes étaient murmurées aux coins de rues les plus magiques, parlant d'un gang s'opposant à la technologie et recrutant des êtres magiques. Toute tentative d'en savoir plus résultait toujours en un échec. Ce qu'Hisa ne savait pas, c'est qu'en posant des questions indiscrètes, elle avait attiré l'attention de la reine.

Un soir, en rentrant chez elle, Hisa eu la "plaisante" surprise de découvrir la porte de son appartement complètement ouverte. Ce n'était pas la première fois que quelqu'un s'introduisait chez elle - c'était les bas-fonds après tout. Cependant, quelque chose semblait différent dans cette effraction : la porte était intacte, les meubles à leur place et aucune trace physique n'était visible. Une peur viscérale s'installa en elle. Avait-elle était repérée par les autorités? Puis elle la vit. Une lettre posée sur son lit.

Anxieuse, la japonaise l'ouvrit sans tergiverser. A l'intérieur se trouvait une simple feuille sur laquelle figurait ces quelques mots : "Wild Street. Arbre creux près de la serre. 22h." avec pour seule signature un dessin d'abeille. Relisant les mots plusieurs fois, Hisa sentait l'angoisse en elle disparaitre pour faire place à une excitation nouvelle. Sans plus attendre, elle mit sa tenue de combat dans un sac à dos et prit la direction du quartier. Arrivant avec une heure d'avance, elle en profita pour faire un repérage des lieux sommaire. Quelques hybrides semblaient passer malgré l'heure tardive, mais dans l'ensemble le quartier semblait somnolant. Vérifiant que personne ne la suivait, elle s'introduisit dans une des cavités d'une grotte non-loin et se changea, se faisant même plus présentable.

Une fois prête, Hisa se rendit au lieu de la rencontre.

Le creux de l'arbre était vide, excepté pour quelques craies et feuilles colorées qui laissaient à penser que des enfants devaient souvent venir jouer dedans; la voute basse la força à se pencher pour avancer dans la pièce. C'est précisément quand elle atteignit le fond qu'une voix s'éleva dans son dos.

"Vous êtes à l'heure, bien."

D'un bond, Hisa fît volte-face pour se retrouver devant un hybride floral dont la frêle silhouette était révélée par le clair de lune. Stupéfaite de ne pas l'avoir entendu venir, elle se rendit compte que la personne-fleur en face d'elle ne portait pas de chaussure et que les feuilles fines qui lui servaient de pied ne devaient pas faire de bruit lorsqu'il marchait. Une telle fragilité suggérait un habitat proche - probablement la serre.

"J'ai reçu votre message."
fit-elle, son instant de surprise passé.

"En effet et vous êtes venue seule. Je suppose que vous êtes armée?" demanda-t-il sur un ton étrangement indifférent.

D'un geste lent pour ne pas faire croire à une agression à l'autre, des poings américains tombèrent sur le sol. Ceci étaient faits d'un bois mort particulièrement tenace et étaient un des rares souvenirs du Japon ramenés lors de son voyage.

L'étranger reprit : "Primitif, mais toujours mieux qu'une arme à feu." Il s'éclaircit la gorge. "Je représente ma reine, la personne qui vous a laissé ce message. Celle-ci a prit note de votre intérêt pour notre organisation et désire connaitre vos intentions."

"J'aimerais vous... rejoindre." Le mot avait eu du mal à sortir, son anglais loin d'être parfait haché par son accent japonais fort.

Un sourire naquit sur le visage de son interlocuteur. "C'est ce que soupçonnait notre reine. Celle-ci a pu remarquer votre... aversion vis-à-vis de la technologie et des systèmes de surveillance, plus précisément." Le poids dans l'estomac de tout à l'heure était revenu.

"Nous allons vous donner plusieurs missions et si vous les remplissez avec succès et sans attirer l'attention sur notre organisation, nous vous offrirons une place dans nos rangs. Nous vous déconseillons fortement d'essayer de nous duper."

Elle hocha la tête pour signifier qu'elle avait compris la menace à peine voilée.

"Parfait. Il est l'heure pour moi de retourner à la serre. Bonne nuit et faites attention, l'autre tulipe est de sortie."

Et l'hybride s'en alla en grommelant des invectives sur ledit hybride.

Après cette rencontre, Hisa effectua de multiples missions pour le gang, qui décida rapidement de la spécialiser dans l'infiltration et la démolition. Cette particularité lui valut le surnom de Frelon - et probablement ses origines. Ainsi, sa vie devint une machine bien huilée. Ses journées étaient passées à dormir ou visiter des maisons closes pour un peu de compagnie, tandis que ces soirées étaient consacrées au gang, la nuit l'aidant à outrepasser le facteur humain que son don n'affectait pas.

Histoire
Aerie.Yo ! J’ai 24 ans et je suis roliste depuis un petit moment déjà et c’est avec plaisir que je m’inscris à ce forum, déjà parce qu’il est trop beau *-* et parce que je connais bien ces deux fondateurs qui gèrent.
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Dim 4 Nov - 9:48
Bienvenue ! Je connaissais déjà un peu ce perso avec ce que tu m'en as vendu et j'attends avec impatience la suite. J'espère que tu t'amuseras ici ! good
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Lun 5 Nov - 15:53
Merci chef! J'ai hâte de commencer et je suis sûr que je m'amuserais comme un petit fou 8D
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Sam 10 Nov - 11:18
Bienvenue en retard mais avec amour ! La rebelle qui s'extrait de sa condition de femme à la sauce traditionnelle : j'approuve. Tout comme le fameux hybride qui recrute Hisa, les gangs de racailles nippone. Elle me plaît la dame. Vole donc fière ouvrière !


Validé•e avec les honneurs

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Félicitations, te voici un.e véritable Concordien.ne désormais. Tu peux poster ta fiche de liens et rejoindre les réseaux sociaux. N'oublie pas de réclamer ton logement que tu puisses connaître tes nouveaux voisin.e.s. Pour te lancer dans l'aventure, rien de tel que ce sujet.

Tu as maintenant toutes les clés pour t'amuser parmi nous. Que la chance te sourit !

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