En 2016, la magie se rua à l'assaut du monde, gigantesque tsunami touchant indistinctement tout à chacun, modifiant à jamais un univers qui l'avait relayé au domaine de la fiction. Du jour au lendemain, sans prévenir, des personnes révélèrent des capacités inouïes – les fanatiques de comics se mirent à parler de mutants à la X-Men, les scientifiques d'une potentielle évolution de l'humanité. De nouveaux animaux furent découverts, mutations d'êtres déjà existants, résurgences de créatures qu'on pensait n'exister que dans les légendes. Mais le changement apporta la crainte. Des refuges furent créés pour rassembler ces nouveaux individus. L'un d'eux se nommait Concordia. La suite

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Armada de volatiles • Hisa Mori

 :: District neutre :: Sun's Beach :: Port
Lun 12 Nov - 9:05
Armada de volatiles
« T'as ton lundi ? La chaaance. Profite un max ma grande et va prendre le soleil ! » clamait le SMS que lui avait envoyé Lisbeth avec nombre d'emotes pour ponctuer ses dires.

Ronce avait rit, avant d'approuver les dires de la jeune fille.

« Je vais sûrement me promener à Sun's Beach. »
« Azy fais pêter le maillot ! »
« On est pas en été, ce n'est pas la saison. »
« C'est l'été continuel chez eux. Ou presque. Doit y avoir un micro-climat dans ce quartier, c'est pas possible autrement. Comme dans Zootopia. »

L'échange avait duré plus d'une heure et aurait pu s'étendre davantage si les cours de sorcellerie n'avaient pas rappelé à l'ordre Lisbeth. Ça et sa collègue en magie qui, plus sérieuse qu'elle, veillait à ce que la jeune femme n'usa pas de son téléphone durant les cours. C'était à se demander comment une fille aussi sérieuse pouvait côtoyer un électron libre comme Lisbeth.

Ronce les laissait volontiers à leurs griefs de jeunes femmes à peine sorties de l'adolescence. La quiétude d'une journée de repos lui tendait les bras et elle n'allait nullement refuser son étreinte. Descendant du bus, la jeune femme put constater que Sun's Beach était bel et bien comme on le lui avait toujours présenté : une photographie de carte postale, une station balnéaire avec ses habitants clairsemés parmi les nouveaux arrivants jouant les touristes. Malgré que l'on fut encore au printemps, la température était bien assez douce pour permettre les promenades en robes et tenus légères.

Les mouettes criaient au loin, rythmant l'ouvrage de tous ces gens œuvrant sur les quais, déchargeant les navires pour mieux les emplir. Le plus amusant était de voir des androïdes œuvrer de concert avec des hybrides (Ronce en vit un, affublé d'une trompe saisir une caisse comme si elle ne pesait rien) sans la moindre animosité, s'appelant comme seuls le font des collègues travaillant sur le même chantier.

Le monde se serait bien mieux porté ainsi si chacun cohabitait de la même manière.

Ronce s'éloigna des navires de marchandises, ses talons résonnant sur le sol pierreux tandis qu'elle remontait la promenade. Les quelques promeneurs qu'elle apercevait était bien souvent des personnes âgées se reposant sur les bancs ou des parents poussant des poussettes, les traits fatigués témoignant d'une nuit agitée.

Le cri d'une mouette proche, trop proche, la frappa net, l'obligeant à stopper sa marche. Elle perçut l'air, soufflé par l'envol de l'oiseau, contre sa joue, vit l'animal filer à côté d'elle pour se ruer vers un groupe de ses congénères affamés. Une jeune femme donnait à manger aux quelques pigeons vivant dans les environs, mais c'était sans compter sur la voracité des mouettes, connues pour dévorer la moindre parcelle de nourriture disponible.

Ronce ne put s'empêcher de se rapprocher de la scène, trop intriguée pour l'ignorer.

« Je ne sais pas si vous aurez assez de pain pour tous les nourrir. »

Un pigeon avait saisi un morceau plus gros que les autres, trop gros pour son bec, et tentait de s'éloigner de ses compères qui battaient des ailes à sa suite, refusant de lui laisser le meilleur morceau.

« Vous voulez un coup de main ? »

Même à plusieurs, un pigeon restait un animal peu dangereux, mais ils pouvaient vous ensevelir sous leur masse. Les touristes ayant osé donner du pain à ces oiseaux sur la place Saint-Marc de Venise pouvaient en témoigner.
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Ven 16 Nov - 1:34
Armada de volatiles
Le tee-shirt d'Hisa ondulait mollement au vent, son tissu gris et trop large déformant sa silhouette. La brise légère n'était pas pour lui déplaire, sa fraicheur - relative - parant un tant soit peu au soleil qui l'endormait lentement.

Ces derniers jours avaient été très intenses, avec une série de missions pour le compte de la Ruche l'ayant mobilisée pour 72 heures sans réel temps pour dormir - hormis quelques siestes lors de battements entre les objectifs. Chaque fibre de son corps semblait lui hurler qu'il était temps de se coucher et pourtant, l'intrépide abeille avait décidé d'effectuer une promenade avant d'aller se coucher, ne résistant pas à l'attrait du soleil et de l'air maritime. Seuls ses cernes violacés et ses réflexes émoussés trahissaient l'état de fatigue dans lequel elle se trouvait, son attitude semblant pour tout passant lambda plutôt normale.

Si l'on exceptait le cyclone d'oiseaux qui lui tournaient autour.

L'idée de base avait simplement été de nourrir les pigeons pour s'occuper et éviter de s'endormir sur un banc public; pour ce faire, Hisa avait récupéré du pain qui avait séjourné chez elle un peu trop longtemps à l'air frais et avait initialement distribué des miettes aux pigeons les plus proches. Cependant, à peine avait-elle amorcé un autre jet de miettes qu'une nuée de pigeons s'était ruée sur celles-ci, se bousculant et roucoulant à tout va, pour le plus grand plaisir de la japonaise qui commençait à rire toute seule. La scène avait été rendue bien plus drôle avec l'arrivée des mouettes jalouses (et très probablement de la fatigue) qui tentaient de forcer le passage en se déployant de toute leur envergure, manœuvre rendue difficile par la masse de pigeons présents.

C'était une poignée de minutes après l'arrivée de ces dernières qu'une voix retentit près d'elle.

Hisa leva la tête avec surprise pour se rendre compte qu'une jeune femme se tenait ses côtés. Par réflexe, elle l'examina de haut en bas, voulant d'abord vérifier que ceci n'était pas un traquenard de quelque sorte. Rien ne semblait sortir du commun chez cette femme bien en chair au visage doux exprimant une certaine gentillesse et c'est avec un sourire franc qu'elle lui fit de la place sur le banc, lui donnant la moitié de son pain au passage.

"Je pense qu'il va falloir que j'envisage de courir bientôt..." fit-elle avec un petit rire. Son accent japonais était de la partie, son traducteur étant resté avec sa combinaison.

"Si tu en as envie, je suis sûr que les pigeons seraient ravis de recevoir à manger plus vite."
La notion de tutoiement et de vouvoiement restait toujours assez floue pour elle, la rendant malgré elle assez familière avec les rares personnes qu'elle croisait dans sa vie normale.

Hisa ponctua ses paroles d'un lancer de miettes en direction des volatiles surexcités qui se jetèrent dessus tel des hyènes affamées. L'attitude des pigeons qui tentaient de récupérer leur butin sans s'attirer les ires des mouettes lui arracha un autre gloussement. Elle se tourna vers celle qui venait de la rejoindre et lui montra du doigt une mouette épaisse reculer craintivement devant une marée de pigeons se rapprochant beaucoup trop à son goût.

"Ils peuvent être plus effrayants qu'ils ne le pensent eux-même, haha."

Les rouages du cerveau de la japonaise devait enfin s'être remis à tourner puisque celle-ci réalisa enfin qu'elle n'avait pas effectué les présentations. Elle lança un petit morceau de pain rassis aux volatiles pour les occuper avant de reporter son attention sur son interlocutrice.

"J'ai oublié de me présenter, je m'appelle Hisa. Tu viens aussi profiter du soleil et des pigeons?" fit-elle, un air malicieux venant rejoindre la fatigue dans ses yeux.

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Sam 24 Nov - 0:11
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Le tutoiement n'était pas étranger à Ronce. Nombre de jeunes clients s'y hasardaient après une tentative maladroite, et souvent bancale, dans la pratique du vouvoiement. Elle-même en usait envers eux afin d'instaurer un climat de confiance. Et il y avait aussi ceux qui, dans leur propre culture, ne voyait nul mal à instaurer ce qui, en France, passait pour une approche familière. Ronce se souvenait encore de cette Québecoise qui lui avait laissé un franc « Française, hein ? Y a que vous pour causer comme ça ! » avant de lui expliquer que, dans son pays, on se donnait du « tu » sans rougir.

La femme qui lui faisait face aurait pu partager les mêmes origines, s'il n'y avait eu cet accent transformant les r en l, et ces traits indiquant quelque lignage asiatique dont Ronce ne parvenait pas à définir l'origine précise. Et la femme préférait s'abstenir de toute théorie, au risque de froisser son interlocutrice.

« Je te déconseille de courir si tu as encore les poches pleines de miettes. » se hasarda Ronce, entrant dans le jeu de l'inconnue, ne voyant nul mal à la tutoyer comme elle. Même si ça restait intriguant – ce devait être sa jeunesse qui la poussait à deviser ainsi, sans barrières, ni fard. « Les pigeons sont peureux envers les humains mais les mouettes sont particulièrement voraces. »

Répondant à l'invitation, Ronce se rapprocha du banc pour s'asseoir sur la place qui venait de lui être allouée. Elle sentit les ailes battre contre ses mollets dénudés, les oiseaux s'ébattant pour la laisser passer, tout en refusant de trop s'éloigner du buffet. Preuve que ces volatiles étaient habitués à la présence humaine.

Prenant un morceau de pain rassis, Ronce l'émietta entre ses doigts. Le bruit fit cligner l’œil rond de plus d'un pigeon qui tendit le cou, attendant la pluie propice de nourriture gratuite.

« Je ne pensais pas croiser autant de pigeons, je l'avoue. J'en vois déjà pas mal en centre-ville. » Les miettes s'éparpillèrent entre les pattes tandis que les oiseaux se bousculaient, gobant chaque morceau à qui mieux mieux au risque de s'étouffer avec. On aurait dit des enfants se disputant un paquet de bonbons déchiré, venant de laisser choir, sur le trottoir, tout son contenu. « Je venais profiter de mon jour de repos pour prendre l'air. La plage a quelque chose... d'apaisant. » Son regard se fit plus lointain, tandis qu'elle poursuivait. « Ça me rappelle quelques souvenirs de famille avant... » Ronce secoua la tête, refusant de remonter à la surface quelque fait encore trop troublant. « … le grand incident de 2016. »

Le Cataclysme, le Jour Sans Pareil, la Grande Vague – tout le monde avait sa propre manière de désigner ce jour où tout avait changé, où l'imaginaire était devenu réel. Où qu'on ait vécu, ce jour avait laissé une empreinte indélébile dans les esprits et une date inscrite en lettres capitales dans les livres d'histoire.

La jupe de Ronce caressa ses mollets lorsqu'elle se rejeta au fond du banc, bien calée contre le dossier.

« Hisa, c'est un diminutif ? » Elle s'imagina son interlocutrice coréenne avec un double-prénom avant de se rappeler que les prénoms courts étaient légion dans le continent asiatique. « Moi, c'est Ronce. »

Quel chargé de bureau avait eu la sotte idée d'accepter que ses parents la nomment ainsi, elle se le demandait encore. Des enfants avaient intenté des procès à leurs géniteurs pour moins que ça.
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Mer 5 Déc - 15:45
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Ravie que son interlocutrice se prenne au jeu, Hisa écouta attentivement sa réponse avant de se permettre d'intervenir.

"Ils aiment beaucoup cette endroit, parce que c'est ici que les personnes âgées leur donnent à manger le plus souvent."

Et les volatiles ne perdaient pas le nord. Ils étaient même rarement aussi ambitieux qu'aujourd'hui, ayant appris à garder une certaine distance pour faire en sorte que leurs cornes d'abondance reviennent régulièrement. La quantité donnée avait peut-être rendu les pigeons surexcités - ça ou la compétition féroce des mouettes.

Le regard de la jeune fille n'échappa pas à Hisa. Il était aisé de deviner qu'elle avait subi un quelconque traumatisme en rapport avec le grand incident, comme pour beaucoup de personnes dans le monde. Elle aurait voulu en savoir plus - autant par curiosité que par volonté de l'aider à passer outre ces souvenirs - mais ne savait pas réellement comment aborder ça avec tact. Elle décida au final de revenir sur ce qu'elle avait dit plus tôt.

"De bons souvenirs? La plage est apaisante, c'est vrai. Je me suis assoupie plus d'une fois sur un banc." Elle eut un rire bref à cette pensée. "J'habite dans un quartier moins... fréquentable que celui-ci. Le calme n'est pas exactement une option possible là-bas."

Ce n'est pas ses voisins qui allaient dire le contraire, dont les activités journalières comprenaient notamment l'explosion de basses, les disputes avec les voisins de palier et le trafic de stupéfiants divers et variés. Heureusement pour elle, Hisa avait le sommeil lourd que même ce genre d'individus avaient du mal à perturber.

Contrairement au nom de son interlocutrice. Perplexe, elle murmura pour elle-même "Toge?" avant d'accepter celui-ci comme un fait établi. Il faut dire qu'elle n'avait pas l'habitude de voir des noms occidentaux si littéraux.

"C'est un joli nom. Tu viens d'où?" Impossible pour elle de placer un pays sur le nom - il fallait dire que sa connaissance des pays de l'ouest était assez vague. "Non, Hisa c'est mon nom complet. Les prénoms font souvent cette longueur là au Japon."

Certains auraient aussi dit que le fait qu'il comporte quatre lettres portait malheur (tout comme son nom) mais elle ne croyait pas en des superstitions de ce genre, magie ou pas. C'était un des rares traits de son pays qui l'irritait - ça et le traditionalisme.

Un coup de bec insistant vint interrompre ses songes. Sans s'en rendre compte, elle avait arrêté de distribuer des miettes et les mouettes, voraces comme elles étaient commençaient à attaquer sa main pour tenter de récupérer le morceau de pain restant. D'un geste ample de la main, la japonaise chassa les volatiles les plus proches avant de se tourner à nouveau vers Ronce qui commençait elle aussi à se retrouver envahie.

"Ils sembleraient que nos amis se fassent plus insistants. Je te propose d'aller s'installer ailleurs - désolée, je sais que tu viens juste d'arriver. Quand tu seras prête, lance le morceau de pain à ta droite et je le lancerais à gauche, on s'échappera plus facilement."

Hisa attendit que la jeune femme s'exécute avant de se lever d'un bond et de tendre sa main en direction de Ronce pour traverser la foule d'oiseaux, maintenant séparée en deux groupes. Après un court sprint, elle s'arrêta un peu plus loin sous les regards mi-figue mi-raisin des personnes âgées à proximité, probablement aussi confuses par leur course soudaine que par la disparité entre leurs tenues.

Après avoir repris son souffle et s'être efforcée de ne pas tomber littéralement de fatigue, elle reprit la parole.

"Je crois qu'on les a semés." fit-elle avec un petit rire devant le ridicule de la situation. "Désolée, je crois que j'ai provoqué leur courroux en oubliant de leur donner à manger. Pour me faire pardonner, je peux t'inviter quelque part? Sauf si tu as quelque chose de prévu, évidemment."

Malgré tout ses efforts, Hisa ne pouvait s'empêcher d'avoir l'impression de draguer cette femme qu'elle connaissait à peine, alors que sa proposition était sincère.

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Mar 11 Déc - 9:58
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"J'habite dans un quartier moins... fréquentable que celui-ci. Le calme n'est pas exactement une option possible là-bas."
« Oh. »

Surprise informulée, pudeur refusant à son interlocutrice d'en dire davantage (c'était déjà assez indiscret de réagir ainsi). Que Concordia possède un quartier défavorisé avait choqué Ronce lors de son arrivée. À ses oreilles le mot « refuge » sonnait comme « paradis sécurisé » et elle n'avait pas même songé que les travers humains puissent se répéter ici, et ce avec le soutien des politiciens. Concordia n'était pas que refuge, mais surtout un microcosme rassemblant, dans un mouchoir de poche, tous les travers d'une société.  

Les clivages sociaux en faisaient, malheureusement, partis.

"C'est un joli nom. Tu viens d'où ?"
« La France. »

Pays sur-côté par l'étranger, nostalgique d'une époque où il était un phare en Europe, désormais réduit à n'être qu'un musée qu'on résumait à Paris – on excluait la province jugée trop « commune » tout en vantant ses bienfaits lorsqu'on y allait en vacances.

"Non, Hisa c'est mon nom complet. Les prénoms font souvent cette longueur là au Japon."

Ça la changeait des Charles-Henri, Marie-Chantal et Jean-Edouard.

D'ailleurs, un Jean-Charles à plumes, secondé de toute sa troupe, vint réclamer sa pitance à grands renforts de coups de bec. Ronce sentit ses propres doigts se faire malmener par la cohorte de volatiles, leurs griffes venant se planter dans ses cuisses, peu effarouchées par le maigre tissu servant de rempart à leurs assauts. Loin de se démonter, comme si elle avait l'habitude d'être ainsi attaquée, Hisa proposa un plan de fuite que Ronce approuva. Elle n'avait nullement envie de finir ensevelie sous les volatiles comme cette grand-mère qui, quelques pas plus loin, semblait presque endormie sous cet amas de plumes qui lui faisait un second manteau.

Pliant les genoux, au signal de sa comparse, Ronce jeta le pain qui se fit abruptement disputé, les ailes s'entrechoquant avec grand bruit. Ses talons claquèrent sur le macadam, suivant le rythme imposé de la japonaise qui, le souffle court, retrouvait toute sa hardiesse. Ce fut en posant ses propres doigts sur ses joues que la française remarqua qu'elle-même avait été échauffée par la course certes courte, mais trépidante.

"Pour me faire pardonner, je peux t'inviter quelque part ? Sauf si tu as quelque chose de prévu, évidemment."
« Je suis en repos. J'ai toute la journée pour moi. » Sans contrainte d'horaires, libre de faire ce qui lui plaisait.  « Tant qu'il y a moyen d'avoir une boisson fraîche, je te suis. Peut-être un glacier, ou une crêperie ? Tu as l'air de mieux connaître les environs que moi, alors je te suis. »

Cela lui faisait du bien de deviser ainsi avec quelqu'un de tout et de rien, sans prise de tête, sans débat stérile.  Doucement Ronce posa sa main entre les omoplates de Hisa.

« Tu retrouves ton souffle ? » Prévenante, elle ajouta. « On marchera doucement le temps que tu retrouves ton rythme. On a tout le temps devant nous. »
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